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WIKILEAKS EN 2 MOTS

Quelle est cette association créée par Julian Assange ?

LES PRINCIPAUX DOSSIERS RÉVÉLÉS

Grâce à Wikileaks, de nombreux dossiers ont été rendus publics, et la presse a contribué à diffuser l'information

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UN ORGANE DE PRESSE

Wikileaks est et doit être considéré comme un organe de presse à part entière

Ce que Wikileaks a révélé

Les dossiers les plus médiatisés parmi ceux divulgués par Wikileaks sont ceux de 2010 – 2011 relatifs aux guerres d’Afghanistan et d’Irak, ainsi que la divulgation de nombreux « câbles » ou rapports des ambassades américaines dans le monde. Mais on aurait tort de s’arrêter à ceux-là et de négliger tout ce qu’ont apporté d’autres divulgations dont voici quelques exemples : 

Trafic international de déchets toxiques  

En septembre 2009, Wikileaks a publié un rapport un trafic de déchets toxiques vers l’Afrique. Transportés d’Amsterdam vers la Côte d’Ivoire et déversés dans des décharges de la capitale Abidjan, ils ont contaminé plus de 100.000 personnes, provoquant intoxications, maladies graves et décès. La multinationale hollandaise Trafigura cache ce rapport qui lui est défavorable. Wikileaks le reçoit. La BBC et le Guardian se voient interdire de le publier. Sa divulgation par Wikileaks va permettre son utilisation dans le procès retentissant qui s’ensuit et qui n’est toujours pas terminé.

Pour aller plus loin : voir ici.

Échec à l’ACS et au TTIP

De juin 2014 à septembre 2016, Wikileaks publie de nombreux documents relatifs aux négociations opaques en cours à Genève entre de nombreux pays pour libéraliser le commerce des services. Ils montrent en fait que ces projets entraineraient une dérégulation massive et permettraient la privatisation de nombreux services publics, et donc un affaiblissement majeur de la capacité des États à fournir des services publics d’éducation, de santé, de transports, etc. Ces publications heurtent profondément les opinions publiques et compromettent la poursuite des discussions. 

Pour aller plus loin : ici et .

Sur la généralisation de l’espionnage et la surveillance de masse

De 2011 à 2014, Wikileaks publie de très nombreux documents sur « l’industrie secrète de la surveillance de masse. » Ils décrivent l’ampleur de cette industrie privée, travaillant main dans la main avec divers services de renseignement ainsi que les nombreuses techniques utilisées. Julian Assange estime que « ces « Spy Files » sont une ressource de valeur pour les journalistes tout comme les citoyens, détaillant et expliquant à quel point les agences de renseignement d’État font corps avec le monde des entreprises dans leur pari de récolter toutes les communications électroniques de l’humanité.

Pour aller plus loin : ici et

Spy files Russia

En septembre 2017, WikiLeaks publie des documents détaillant les activités des entreprises russes travaillant dans le domaine de la surveillance. Par exemple, la société russe Peter-Service qui, par son implantation chez les différents opérateurs russes, est capable de surveiller ainsi la quasi-totalité des conversations téléphoniques et du trafic internet dans le pays.

Pour aller plus loin : ici et

Stratfor

En février 2012, Wikileaks publie plus de 5 millions de courriels issus de la société Stratfor. C’est une société privée de sécurité et de renseignements qui travaille pour de nombreuses multinationales et pour le gouvernement des États-Unis. Elle pratique la chasse aux activistes, élabore des plans pour salir ou détruire les opposants de leurs clients, et elle a d’ailleurs Wikileaks dans son collimateur. Beaucoup de ces « sales » activités sont ainsi mises au jour. Le FBI parvient à démasquer le lanceur d’alerte à la base de cette fuite massive, Jeremy Hammond, condamné à 10 ans de prison.

Pour aller plus loin : ici et

 

Afrique, uranium et entreprises chinoises et occidentales

En février 2016, Wikileaks publie des documents sur les manœuvres irrégulières et la corruption grâce auxquelles des entreprises chinoises et occidentales s’emparent des droits d’exploitation de nombreux gisements d’uranium et autres matières premières en Afrique centrale.

Pour aller plus loin : ici

Espionnage des dirigeants et entreprises européennes

En juin 2015, Wikileaks annonce que trois présidents français, Jacques ChiracNicolas Sarkozy et François Hollande ont été écoutés par la NSA. À la suite de ces écoutes, la classe politique française est scandalisée alors que vient d’intervenir le vote de la loi sur le renseignement. Julian Assange prévient que ce n'est que le début d'une longue série et que la classe politique française a été visée, notamment, pour des raisons économiques. Wikileaks diffuse aussi,  par le biais de Mediapart et de Libération, de nouveaux documents sur l'espionnage d'entreprises du CAC40 par la NSA. Ultérieurement, d’autres révélations montrent aussi un tel espionnage en Allemagne (le gsm personnel d’Angela Merkel) et ailleurs, union européenne, ONU, japon, etc…

Pour aller plus loin : ici, ici, ici et

 

Outils d’espionnage de la CIA

À partir de mars 2017, et pendant 9 mois, WikiLeaks publie sous les appellations Vault 7 et Vault 8, une série de fuites sur la Central Intelligence Agency (CIA). C’est la diffusion la plus importante jamais faite de documents confidentiels sur l’agence. Elle cible la majorité de son arsenal de hacking, comprenant malwares, virus, trojans, systèmes de contrôle à distance des malwares et la documentation associée, et des dizaines d’exploits offensifs “zero day” contre un large éventail de produits de sociétés américaines et européennes, dont l’iPhone d’Apple, le système Android de Google, Windows de Microsoft et les téléviseurs Samsung, qui se transforment en micros cachés.

Pour aller plus loin : ici (traduction française).

Syrie

En juillet 2012, Wikileaks a entamé la publication des Syria Files (les Papiers Syriens) : plus de deux millions d’emails de figures politiques syriennes, ministres et sociétés, datés d'août 2006 à mars 2012. Des informations utiles pour comprendre le conflit alors en cours dans le pays.

Pour aller plus loin : ici

Environnement

À travers les câbles diplomatiques des ambassades américaines et d’autres sources, Wikileaks a publié de nombreux documents montrant les multiples pressions que les grands pays occidentaux, surtout les USA, exerçaient pour influencer les conférences sur le climat de Cancun et Copenhague.

Pour aller plus loin : ici

Arabie Saoudite

En juin 2015, Wikileaks commence la publication de 61.000 câbles et mémos de la diplomatie saoudienne, s’étalant sur plusieurs années. Ces Saudi Cables a mis en lumière une dictature qui devient de plus en plus imprévisible. « Cette année, elle a non seulement célébré sa centième décapitation, elle est aussi devenue une menace pour ses voisins ainsi que pour elle-même », indique Julian Assange, dans un communiqué de presse. Les documents montrent notamment la stratégie d’expansion idéologique religieuse saoudienne à travers le monde.

Pour aller plus loin : ici et

Certaines publications de Wikileaks ont été critiquées, ont suscité des controverses ou posent question 

 

C’est le cas par exemple de la publication de centaines de milliers d’emails de l’AKP, le parti dominant en Turquie, du président Erdogan. Des journalistes turcs et d’autres ont critiqué la publication de mails qui contenaient avant tout de nombreuses données personnelles sur les millions d’affiliés de l’AKP, sans intérêt public disent-ils ou pouvant, par exemple, nuire à des femmes dont la vie privée était dévoilée.  

Pour aller plus loin : ici.

 

Concernant plus directement la Belgique, la publication de la synthèse du dossier judiciaire de l’affaire Dutroux, non expurgé, a aussi été très critiquée. Si tous les documents sont authentiques, ils contiennent cependant des témoignages particulièrement fantaisistes de témoins ou victimes déséquilibrées citant de soi-disant pédophiles, ou des rapports d’autopsie des victimes de Marc Dutroux. À noter que ce dossier avait déjà été publié sur Internet par un journaliste luxembourgeois.  

Pour aller plus loin : ici.

© 2020 Belgium4Assange 

« Belgium4Assange » est  composé de quelques personnes parmi lesquelles : Lieven De Cauter, Marie-France Deprez (du comité Free Assange), Vincent Engel (écrivain, professeur à l’UCLouvain), Vasantha Fagard, Christophe Marchand (avocat), Marc Molitor (journaliste), Delphine Noels (réalisatrice), Pascale Vielle (professeure à lUCLouvain), ainsi que de l’association Carta Academica. Belgium4Assange œuvre pour la défense de la liberté dexpression et le droit à linformation.

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