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  • noelsdelphine

Paris Match : « Qui va lancer l’alerte pour le lanceur d’alerte ? »


© REUTERS/Simon Dawson
© REUTERS/Simon Dawson

Sous les verrous pour avoir révélé la vérité. D’un refuge à une geôle, le cauchemar semble sans fin pour le rédacteur en chef de WikiLeaks : 18 chefs d’inculpation et une peine pouvant aller jusqu’à 175 années de prison, c’est le traitement que la justice de Washington réserve à celui qui a osé publier des documents classifiés sur la présence américaine en Irak… Partout, des voix s’élèvent pour dénoncer cet acharnement. L’une d’entre elles résonne particulièrement : celle du père de Julian, qui parcourt l’Europe pour sauver son fils. Nous l’avons rencontré.


Lors de sa dernière visite, qui a duré une heure et demie, Julian lui a souri une fois. Si John Shipton le souligne, c’est que son fils ne sourit plus : « Comme vous pouvez le voir sur les photos prises lors de son arrestation, en avril, ce n’est plus celui que nous connaissions tous, si gentil, amusant et intelligent. » Julian Assange y apparaît en effet le visage enflé, un symptôme fréquent, selon son père, chez les personnes soumises à un stress permanent. « Cela peut entraîner des œdèmes… Lorsqu’il était à l’ambassade d’Equateur, il a eu un abcès dentaire, une infection du nerf qu’on ne lui a pas laissé soigner. Il souffrait aussi de problèmes musculo-squelettiques et ne pouvait plus lever le bras… Depuis qu’il est incarcéré, il a perdu 15 kilos. »


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